Gilles Simon, professeur à l’Université de Lorraine et chercheur au Loria (CNRS, Université de Lorraine), prend en ce début d’année la coordination scientifique du cluster IA Grand Est ENACT. Spécialiste de la vision par ordinateur et des techniques d’intelligence artificielle associées, sa prise de fonctions est marquée par deux ambitions clés : « fédérer le collectif et placer l’humain au cœur de nos préoccupations ».
Un parcours scientifique à l’interface de la recherche et des usages
Chercheur reconnu dans le domaine de la vision par ordinateur, Gilles Simon s’intéresse plus particulièrement aux problématiques d’analyse d’images, de reconstruction 3D et de localisation visuelle. Ses travaux trouvent des applications dans des domaines variés, allant de l’industrie à l’histoire de l’art. Il est par ailleurs impliqué dans la coordination du secteur « musées et patrimoines » du PEPR d’accélération ICCARE (Industries culturelles et créatives : action, recherche, expérimentation). Sa trajectoire entremêle ainsi enseignement, recherche, interdisciplinarité et innovation.
S’inscrire dans la continuité d’un projet fondateur
En prenant la coordination scientifique du cluster IA Grand Est ENACT, Gilles Simon s’inscrit dans la continuité du travail initié par Emmanuel Vincent et ses collaborateurs. « Ce projet a été très bien construit : il est en résonance avec les expertises qui font la spécificité des sites lorrain et alsacien, mais aussi avec les besoins du territoire. Nous disposons de forces à la hauteur des enjeux. Mon ambition est désormais de faire honneur à ce programme et de mener à bien ses missions. »
Pour lui, les trois axes du cluster —Traitement automatique des langues et grands modèles multimodaux, IA pour l’ingénierie et la découverte scientifique, santé numérique — ont la capacité de fédérer durablement les acteurs du territoire et d’attirer de nouveaux talents.
Du territoire à l’Europe, une ambition collective
Au cœur de sa vision, le collectif occupe une place centrale. Le cluster ayant pour ambition de créer un écosystème dynamique et durable, Gilles Simon entend assumer pleinement un rôle de facilitateur pour créer du lien entre les acteurs régionaux de la recherche, de la formation, de l’innovation et du monde socio-économique.
Il souligne également la vocation du cluster à se positionner sur la scène européenne. « Que ce soit sur le secteur médical, la découverte scientifique ou les enjeux éthiques, IA Grand Est ENACT a tout pour se démarquer et porter une voix forte. Ces expertises spécifiques et notre situation géographique sont des atouts stratégiques pour renforcer les coopérations et contribuer aux réflexions à l’échelle du continent. »
2026 : un agenda ambitieux
Pour l’année 2026, plusieurs actions structurent la feuille de route du cluster, parmi lesquelles : l’attribution de neuf chaires de recherche internationales ; la constitution d’un pool d’ingénieurs ; le développement de l’offre de formation des deux universités du consortium, avec la création d’un master mention Intelligence artificielle, ainsi que le lancement d’un appel à projets visant à renforcer la formation initiale, la formation continue et la transformation pédagogique.
Ces priorités s’accompagnent du renforcement des liens entre recherche et industrie, ainsi que de la consolidation de la visibilité du cluster à l’échelle européenne. L’objectif est également de faire porter la voix du cluster dans les débats relatifs aux enjeux éthiques et sociétaux de l’intelligence artificielle : une voix engagée en faveur d’une souveraineté technologique fondée sur des solutions maîtrisées, ouvertes et responsables.
Avec cette nouvelle étape de sa gouvernance scientifique, le cluster IA Grand Est ENACT confirme son ambition de s’imposer comme un projet de référence, ancré dans le Grand Est, ouvert sur l’Europe et résolument tourné vers une intelligence artificielle au service de la société.








